Mission in the Apocalypse

Mission in the Apocalypse

Résumé :

Une fille marche seule dans un monde qui semble dépourvu du moindre être humain. Sa mission : rechercher des survivants et décontaminer le territoire. Trouvera-t-elle des signes de vie ? Une histoire où la solitude côtoie de somptueuses ruines.
Source : Delcourt/Tonkam

Avis principal par Beldaran

En juillet 2024, la collection Moon Light des éditions Delcourt/Tonkam, dont j’ai arrêté d’essayer de comprendre la logique, a accueilli une série de science-fiction toujours en cours de publication, Mission in the Apocalypse. Je ne sais pas pourquoi, j’ai laissé le volume dormir dans ma PAL si longtemps. L’histoire a une petite ambiance à la Girls’ Last Tour qui ne fut pas pour me déplaire et sur un aspect, un petit côté Coppelion. En deux mots comme en cent, j’ai adoré.

Une poignée de décennies après la quasi disparition de l’humanité, suite à l’arrivée de créatures, « les condamnées » qui ont propagé des miasmes nocifs infestant les êtres humains via une maladie incurable « le mal cristallin », Saya Ushimitsu arpente les ruines d’une ville éventrée et déserte. Ses objectifs, trouver et mettre en sécurité les survivants et décontaminer la ville qui est découpée en zones. Avec pour mission subsidiaire, offrir une sépulture décente aux humains qui ont succombé aux miasmes dont le corps est parfaitement conservé, si on fait abstraction des blocs noirs étranges qui gangrènent leurs corps.

Haruo Iwamune distille les informations sur ce monde post-apo au fil des chapitres, univers que nous découvrons par les yeux de Saya qui accomplit ses missions. J’ai apprécié la narration, posée, faites de non-dits, qui nous laisse la place pour imaginer, comprendre la situation actuelle de la terre, tout en conservant de nombreux mystères. La technologie y est bien développée et on y croise robots et autres IA qui poursuivent le travail qui leur a été assigné comme si, le temps humain ne c’était pas arrêté. J’ai aimé le décalage que cela apporte au récit.

Les pérégrinations de la jeune femme nous font passer par une large palette d’émotions, la mélancolie d’un monde mort où la végétation est quasiment absente, la tristesse, la colère face aux horreurs et l’espoir malgré tout, car il reste de la beauté dans ce monde dévasté.

L’auteur ne révolutionne pas le genre mais propose une histoire convaincante et prenante. Et si j’ai été emballée c’est notamment grâce aux graphismes.

En effet, Haruo Iwamune décortique cette cité gigantesque avec soin et force de détails. Les buildings éventrés semblent avoir fusionné avec le corps des créatures étranges et l’ensemble se déploie sur des pleines pages saisissantes. Le traitement de l’intérieur des bâtiments est intéressant, très sombre, nous mettant dans la même situation que Saya et renforçant l’atmosphère oppressante. Le design de Saya est simple. Il contraste avec la complexité des structures. Le découpage est classique mais est ponctué d’angles de vue bien trouvés.

L’édition est sympa. Le papier est souple et sans transparence, pour une qualité d’impression correcte. La jaquette est imprimée sur une sorte de papier gaufré et reprend le beau visuel japonais mais en plus sombre. Si on fait abstraction de quelques coquilles, la traduction signée Lilian Lebrun, est plutôt agréable.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Delcourt/Tonkam.

  • Scénario
  • Dessin
4.5

En conclusion

Mission in the Apocalypse est une sorte de tranche-de-vie post-apo bien construite, prenante aux beaux graphismes. Un coup de cœur.

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

:bye: 
:good: 
:negative: 
:scratch: 
:wacko: 
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose: 
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail: 
:-( 
:unsure: 
;-)